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Lettre ouverte au Président du 15 mai 2009

FERC-Sup CGT, Université de Toulouse 2 le Mirail


Toulouse, le 15 mai 2009

à Monsieur le Président
de l’Université Toulouse 2

Monsieur le Président,

Après des mois de discussions avec la direction de l’université, nous constatons avec vous que :

  • 5 syndicats sur 6 demandent le respect et le maintien de l’accord ARTT 2002
  • les personnels de l’IUFM, qui aspirent à un traitement égalitaire de tous les agents, sont favorables à l’application de la circulaire PECH 2002 à leur composante dans les meilleurs délais

Le désaccord persiste entre vous et les organisations syndicales sur ce point de l’ARTT.

Or, au lieu d’appliquer la garantie sur laquelle vous vous êtes engagé, vous avez fait preuve d’ autoritarisme, en tentant d’imposer vos choix, et en contournant les syndicats, par le biais de réunions dans les composantes. Malgré cela, les personnels restent opposés à votre réforme, refusant l’augmentation de leur temps de travail, la diminution des jours de congés, tout comme l’introduction de la flexibilité, l’individualisation des services, etc.

Derrière un pseudo-choix A ou B, ce sont les garanties collectives qui sont mises à mal avec votre réforme de l’ARTT. C’est une réforme qui participe à la remise en cause des statuts de la Fonction Publique.

C’est donc bien l’ensemble de votre réforme de l’ARTT, ainsi que sa logique managériale qui sont rejetés par la grande majorité des personnels et de leurs représentants syndicaux.

Depuis plus d’un mois, vous avez rompu la discussion unilatéralement : la dernière réunion date du 5 avril dernier. Les personnels ne sont pas dupes et vous demandent à nouveau, conformément à votre engagement, d’informer immédiatement l’ensemble des personnels que c’est bien la circulaire ARTT 2002 qui prévaut aujourd’hui. Elle doit s’appliquer par conséquent à tous les personnels, quels que soient le lieu d’exercice, la fonction, la composante, le service, ou le statut.

Tout nouveau refus de votre part serait compris par les personnels comme un nouveau coup de force, visant à imposer votre réforme contre l’avis des personnels et de leurs représentants.

Veuillez croire, Monsieur le Président, à notre dévouement pour l’Université service public et pour la défense des garanties collectives de ses personnels.

Le syndicat FERC-Sup CGT de l’UTM.

3 commentaires pour Lettre ouverte au Président du 15 mai 2009

  • Loulou

    Bertile, il faut arrêter de croire en la bonne foi de ce président !

    À chaque fois qu’il s’adresse à nous, BIATOS, ce n’est que mépris et insultes. Comment peut on croire qu’avec un président pareil, nous pourrions gagner une quelconque avancée sur nos droits ? Il a toujours dit que nous avons trop de congés, il veut nous en sucrer. Et après il s’en prendra à nos salaires en voulant décompter les jours de grève.

    Pour le président et ses amis, l’objectif c’est nous faire travailler plus pour nous faire gagner moins.

    Et ses histoires de primes garanties c’est de l’esbroufe sur toute la ligne: très peu d’agents seront touchés par sa garantie de prime à 150 euros et puis ses garanties, on sait ce que ça vaut (voir la garantie sur l’ARTT) !
    Il est temps d’ouvrir les yeux !

  • Syndicat FERC-Sup CGT de l'UTM

    Bonjour Bertile et merci pour ton commentaire.

    La question du libre-choix qui nous est présenté aujourd’hui comme une avancée, par exemple le libre choix de travailler plus ou le libre choix de travailler le dimanche, est un leurre. Elle n’est qu’un prétexte pour la remise en question des acquis sociaux que nos ainés ont mis des décennies à conquérir patiemment et avec opiniâtreté, millimètre après millimètre.

    Le syndicat FERC-Sup CGT considère que le but principal des modifications promues par le président, le secrétaire général et la direction des ressources humaines est d’introduire dans la gestion du personnel l’individualisation des services, la flexibilité et un traitement différencié de l’organisation du temps de travail suivant les services ou les lieux d’exercice de l’activité. Ce qui va dans le sens de la RGPP et de la politique de remise en cause de la Fonction Publique que nous combattons par ailleurs.

    La FERC-Sup CGT se bat contre l’individualistion des services et pour la conservation de garanties collectives qui doivent s’appliquer à tous, quel que soit le lieu de travail ou le statut.

    Les pseudo-choix A et B proposés par la réforme Filâtre instaurent l’individualisation des services – tout comme la rend possible pour les enseignants-chercheurs le nouveau décret – et la flexibilité. Ils augmentent le nombre d’heures de travail hebdomadaire ou diminuent le nombre de jours de congés.

    La FERC-Sup CGT lutte en permanence pour l’amélioration des conditions de travail des personnels. Elle ne considère pas que la circulaire de 2002 soit la panacée. Néanmoins, compte tenu du contexte politique actuel, les risques que ferait encourir un aménagement de cette circulaire – notamment la contestation d’un nouvel accord par le ministère qui pourrait aboutir à des conditions encore plus défavorables que les choix A ou B – nous conduisent à penser qu’aujourd’hui, la demande de maintien de cette circulaire reste la meilleure solution pour la défense des intérêts collectifs des personnels de l’université.

  • bertile

    Bonjour,

    S’il faut défendre la durée hebdomadaire du temps de travail, pourquoi l’opposer au choix proposés aux travailleurs? “Derrière un pseudo-choix A ou B, ce sont les garanties collectives qui sont mises à mal”, je ne le pense pas. Au contraire, cela pourrait être inclus à la circulaire Pech et garantir à l’ensemble des personnels (la collectivité)de meilleures conditions de travail. Actuellement, les personnels désirant travailler sur 9 demi-journées, doivent étendre la plage horaire de travail quotidienne. Proposer le choix entre augmenter la plage horaire ou perdre quelques jours de congé me semblerait juste. Il suffirait d’inclure la disposition suivante : “Le personnel concerné choisit librement son temps de travail hebdomadaire, seul la cpe compétente peut revenir sur ce choix, pour raison de service et sur demande du chef de service concerné”
    Actuellement, aucun choix n’est proposé, même pire, au moins la moitié des jours de congé sont imposés (vacances de Noël, de printemps et d’été) à tous les personnels (sauf BUC). Il ne faut pas se battre pour conserver la circulaire Pech, il faut se battre pour l’améliorer!

    Cordialement,
    Bertile,
    Progressiste pour la réforme perpétuelle et l’amélioration de la condition sociale de l’être humain.

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